Alors que la crise financière s’intensifie, le tissu économique français se trouve menacé, indique l’Ania dans un communiqué. Dans un contexte où le crédit se raréfie et où les banques deviennent sélectives, le financement des entreprises devient difficile, en particulier dans le secteur agroalimentaire, composé à 90 % de PME et de TPE.
« L’agroalimentaire est le premier secteur industriel français et le second employeur (154 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2007, 415 000 salariés) : pour maintenir sa compétitivité, il est impératif de garantir le financement de ses PME. L’Ania, qui avait mis en place une commission compétitivité en septembre, a donc décidé d’aller plus loin dans l’accompagnement des entreprises du secteur en créant une cellule de soutien dédiée», déclare ainsi le président Jean-René Buisson. L’Ania, « consciente des enjeux du financement pour la survie des entreprises de son secteur, a créé une cellule de soutien qui est opérationnelle depuis le 24 octobre avec pour objectif d’identifier les difficultés rencontrées sur le terrain par les entreprises au cours de leurs négociations avec les banques, par le biais d’un sondage sur les conditions de financement.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
En contact permanent avec les ministères concernés, les institutions financières et les cabinets conseil, l’Ania fera ainsi savoir au plus haut niveau tout changement d’attitude injustifié des banques ou organismes de crédit à l’encontre des entreprises de l’alimentation. Elle s’assurera que, dans le cadre du plan de 22 milliards d’euros dégagés pour les PME, le gouvernera accordera une part proportionnelle au poids des industries agroalimentaires, qui ne représentent pas moins de 17 % du chiffre d’affaires total de l’industrie française ».
L’Ania salue la création annoncée par le chef de l’Etat à Annecy d’un fonds public d’intervention de 175 milliards d’euros pour les 3 ans à venir. Elle souhaite que ce fonds, en faveur des entreprises stratégiques en difficulté, bénéficie également aux entreprises agroalimentaires : « Le secteur alimentaire représente, plus que jamais, une valeur sûre pour l’investissement : ses entreprises (…) ne délocalisent pas et ont toutes les chances d’exister encore dans les années à venir, participant encore à l’aménagement du territoire et à la création d’emplois en France ! », ajoute Jean-René Buisson.