La direction générale de Castel a qualifié d’ « allégations graves » les accusations portées contre Sucaf RCA, filiale centrafricaine de Somdiaa, dont le groupe viticole est actionnaire à 87 %. Il a donc saisi le 19 août « son comité d’éthique dans le but de diligenter immédiatement une enquête conformément à ses procédures internes ». Il faut dire que la veille, l’ONG The Sentry avait affirmé que Sucaf RCA avait « négocié un arrangement sécuritaire » avec notamment l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), un groupe armé accusé d’exactions, pour « sécuriser l’usine et les champs de canne à sucre » et « tenter de protéger le monopole de la société ». En échange de la sécurisation du site, la Sucaf RCA a mis en place un « système sophistiqué et informel pour financer les milices armées par des paiements directs et indirects en espèces, ainsi que par un soutien en nature sous forme d’entretien des véhicules et de fourniture de carburant », selon The Sentry. « Il n’existe à notre connaissance aucun arrangement passé par la direction de Sucaf RCA et aucun soutien d’aucune sorte n’a été fourni », avait réagi auprès de l’AFP Alexandre Vilgrain, président de Somdiaa. La raffinerie de la Sucaf RCA et les 5 137 hectares de plantation de canne à sucre se trouvent à Ngakobo, à 400 km à l’est de la capitale Bangui, dans la préfecture de la Ouaka, contrôlée de fin 2014 à début 2021 par l’UPC. Castel a assuré qu’il communiquera à l’issue de son enquête interne.
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