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Maroc Centrale Danone ciblé par un appel au boycott

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Centrale Danone, la filiale marocaine de Danone, est la cible d’un appel au boycott lancé anonymement depuis une dizaine de jours sur les réseaux sociaux. Le mot d’ordre dénonce "la cherté de la vie", le "monopole" de certaines entreprises et appelle à "baisser les prix" des produits de grande consommation. Outre Centrale Danone, l’appel au boycott vise aussi Afriquia, premier distributeur de carburants au Maroc, dont l’actionnaire majoritaire est l’homme d’affaires et ministre de l’Agriculture Aziz Akhannouch et les Eaux minérales d’Oulmès (marque Sidi Ali) dirigées par Meryem Bensalah, actuelle présidente du syndicat patronal CGEM.

Alors que les initiateurs du boycott restent dans l’ombre, politiques et dirigeants commencent à réagir. "La filière laitière emploie 470 000 personnes […], les enjeux sont réels, ce n’est pas un jeu d’enfants", a déclaré le 25 avril Aziz Akhannouch, première fortune privée du pays, en marge du Salon de l’agriculture de Meknès. Pour illustrer ses propos, il a publiquement bu un verre de lait. Un responsable de Centrale Danone, lui, est allé jusqu’à évoquer une "atteinte aux intérêts de la Nation à travers le boycott de marques produites au Maroc", lors du Salon de l’agriculture également.

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L’impact réel du boycott reste difficile à évaluer. À la Bourse de Casablanca, l’action Centrale Danone baissait de 5,69 % à la clôture du 30 avril. Un mouvement qui n’est pas vraiment significatif dans la mesure où le flottant de Centrale Danone est très réduit, le groupe Danone détenant en effet 99,72 % des actions.