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Epicerie/Prise de participation Cepasco et Dulfrance nouent un partenariat

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Le spécialiste des épices Cepasco basé à Gémenos a pris une participation de 10 % dans Dulfrance, société de Roubaix positionnée sur les soupes et sauces déshydratées. Cette opération a pour but de développer les synergies commerciales entre les deux entités, présentes sur des canaux de distribution complémentaires.

Sélectionner des épices (dont le safran, produit historique de l’entreprise, qui entre notamment dans la composition du spigol), les triturer et éventuellement les mélanger, c’est le métier de base de Cepasco, basée à Gémenos. Cette entreprise plus que centenaire, qui a réalisé un chiffre d’affaires de 16,4 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2009 et emploie 67 personnes, travaille beaucoup avec des grossistes qui s’adressent à une clientèle ethnique via des détaillants ou travaillent avec la GMS sous MDD (55 % du CA). Elle fournit également la RHF (22 % du CA), la GMS depuis une dizaine d’années (12 %), les IAA (7 %) et travaille un peu à l’export (4 %). Espig bonnes épices est sa marque la plus connue, destinée à la RHF et à la clientèle ethnique, tandis que La Planète des épices et La Bandera ont été développées pour la GMS.

Des circuits de distribution complémentaires
La prise de participation de 10 % dans Dulfrance (3 millions d’euros de chiffre d’affaires, 19 personnes), société familiale de Roubaix dirigée par Stéphane Caulliez et spécialisée dans les produits déshydratés (soupes, sauces, bouillons, aides culinaires…) a pour objectif de donner les moyens à Cepasco de se développer. « Dulfrance travaille beaucoup avec la GMS, sur laquelle nous voulons nous développer tandis que Cepasco a une base de clientèle plus large qui devrait être intéressée par les produits de Dulfrance », résume Serge Hincker, président de Cepasco. Concrètement, Dulfrance pourra s’appuyer sur la force commerciale de Cepasco (4 personnes en interne et une quarantaine d’agents commerciaux multicartes) et Cepasco pourra bénéficier du réseau de Dulfrance en GMS.

Renforcer les fonds propres
Dulfrance travaille actuellement essentiellement sous MDD. A l’avenir, ses produits pourraient-ils être intégrés aux gammes de Cepasco ? « Pourquoi pas, répond Serge Hincker. C’est une piste possible, mais il faut déjà réussir l’intégration commerciale. »
Ce n’est pas la première opération capitalistique menée par Cepasco pour assurer son développement. En 2006, l’entreprise a renforcé ses fonds propres au moyen de trois LBO associant des cadres. Le premier en 2006 avec Défi gestion et le second en 2009 avec l’entrée au capital d’un nouvel actionnaire, BNP développement et davantage de cadres avec une participation plus importante (de l’ordre de 40 % du capital).
Dans le même temps, Cepasco renforce ses capacités de production. En 2009, un million d’euros a été investi dans un nouveau hall de 1 200 m2 portant la surface du site de production à plus de 5 000 m2. D’ici à trois, 1 à 2 millions d’euros doivent à nouveau être investis pour augmenter les capacités de production. Serge Hincker se borne à préciser qu’il s’agit d’une augmentation de capacités à deux chiffres.

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