Dans un communiqué de presse du 16 janvier, le complexe portuaire Haropa Port – qui regroupe les actifs portuaires du Havre, de Rouen et de la région parisienne depuis une fusion en 2021 –, a annoncé une hausse de son trafic de 2 % en 2022, à 85,1 Mt transportées à l’import comme à l’export. Les vracs solides représentent 14,2 Mt, soit une progression de 3 %, portés par une campagne céréalière « exceptionnelle » de 8,6 Mt, en hausse de 12 % en un an. « Le conflit en Ukraine a engendré une demande accrue et issue de pays rarement desservis ces dernières années, notamment au second semestre 2022, où 5 Mt ont été chargées, un record pour cette période de l’année », précise le communiqué de presse.
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En 2023, le complexe Haropa Port dit vouloir « poursuivre ses investissements et sa transformation », afin de structurer « son corridor logistique multimodal », et ainsi traiter les marchandises du monde entier jusqu’à l’Ile-de-France, premier bassin de consommation national mais aussi pour développer « le premier écosystème industriel décarboné de pointe sur l’axe Seine ». Les transitions écologique et énergétique seront ainsi portées à 19 % des investissements du port en 2023, soit 3 % de plus que l’année passée. Parmi ces projets verts, le port de Gennevilliers accueillera une unité de méthanisation des biodéchets des ménages franciliens. Exploitée par l’entreprise Paprec, l’usine d’une capacité de 50 000 t devrait produire du biogaz et des fertilisants agricoles en 2025. L’année passée, le quatrième port nord-européen a investi 555 M€ à cette fin, dont 251 M de fonds publics et 304 M de fonds privés. À ce stade, elle ne connaît pas le montant précis des investissements pour 2023, précise-t-elle à Agra.