Des délégations militaires russe et ukrainienne ainsi que des représentants de l’ONU ont prévu de se rencontrer le 13 juillet à Istanbul pour discuter de la reprise des livraisons de céréales bloquées via la mer Noire, a annoncé la veille le ministre turc de la Défense, Hulusi Akar. Une rencontre qu’a confirmée le directeur du département des organisations internationales au ministère russe des Affaires étrangères, Piotr Ilitchiov, tout en soulignant une liste de demandes de la part de Moscou, notamment sur « la possibilité de contrôler et fouiller le navire pour éviter la contrebande d’armes ». Selon un diplomate s’exprimant sous couvert d’anonymat, un accord de principe était finalement intervenu pour que la Turquie, avec le soutien de l’ONU, inspecte les navires de commerce. Il inclurait en outre un cessez-le-feu dans la zone par laquelle transiteraient les bateaux, d’après la même source.
Comme le rappelle l’AFP, cette réunion quadripartite intervient dans un contexte de hausse mondiale des prix alimentaires, due en partie à l’invasion de l’Ukraine par la Russie depuis le 24 février. L’Ukraine est l’un des principaux exportateurs mondiaux de grains, mais ses exportations ont été bloquées en mer Noire. Des responsables turcs ont assuré disposer de vingt navires marchands qui pourraient être rapidement chargés de céréales ukrainiennes.
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L’ONU négocie depuis plusieurs semaines avec Moscou, Kiev et Ankara un accord qui permettrait aux céréales de sortir d’Ukraine en sécurité. L’Ukraine a souligné la semaine dernière que la reconquête de l’île aux Serpents, qui était tombée aux mains des Russes, lui avait permis de reprendre le trafic vers la Roumanie voisine, le long du Danube. Mais ces livraisons ne peuvent représenter qu’une petite partie des 20 à 25 Mt de céréales qui seraient toujours en Ukraine.