Après le retentissant retrait l’an dernier de la Russie et de l’Ukraine, incapables d’assumer leur rôle d’exportateurs majeurs de céréales sur le marché mondial, la multiplication des incidents climatiques attise les craintes des marchés sur les prochaine récoltes. Les aléas climatiques affectent tout particulièrement l’Europe du nord, les Etats-Unis et le Canada.
Ces régions pourraient bien voir leurs rendements baisser sensiblement. En France, certains éleveurs sont déjà contraints de puiser dans leur réserve de fourrage pour nourrir leur bétail, tandis que l’Allemagne, la Pologne et la Grande-Bretagne, les trois autres grands producteurs de l’UE, sont également affectés par le manque d’eau.
Faute d’une amélioration rapide des conditions atmosphériques, les observateurs doutent que la production mondiale et les stocks suffisent à couvrir correctement les besoins.
La hausse des prix est donc plus que jamais d’actualité. A présent démunie de stocks tampons, l’Union européenne ne dispose plus d’aucun instrument pour tenter de calmer la spéculation. Une bien mauvaise nouvelle pour les éleveurs européens, de porcs en particulier, dont les céréales représentent 65 % des coûts de production.
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