La Russie a introduit des restrictions aux exportations vers quatre républiques ex-soviétiques sur les céréales, tout en maintenant des licences à l’export. « La Russie introduit une interdiction temporaire d’exportation de céréales vers les pays de l’Union économique eurasiatique » (alliance économique avec le Kazakhstan, le Bélarus, l’Arménie, le Kirghizstan), a indiqué le 14 mars le service de presse du gouvernement russe. La vice-Premier ministre Viktoria Abramchenko a toutefois déclaré que l’export de céréales dans le cadre du quota sous licence individuelle continuerait d’être autorisée. Le gouvernement a également interdit « l’exportation de sucre blanc et de sucre de canne brut vers des pays tiers ». Les restrictions sur les céréales (blé, méteil, seigle, orge, maïs) resteront en vigueur jusqu’au 30 juin et celles sur le sucre jusqu’au 31 août 2022. Le but : « Protéger le marché alimentaire intérieur », indique le gouvernement russe, qui veut éviter des pénuries et une explosion des prix.
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Les ex-républiques soviétiques d’Asie centrale, très dépendantes des importations russes, voient d’un œil inquiet une ruée sur l’alimentaire dont les prix grimpent depuis l’annonce des restrictions. Le président kazakh Kassym-Jomart Tokaïev a averti le 16 mars que les prix alimentaires risquaient d’atteindre des « records absolus » en raison des événements en Ukraine et insisté sur l’importance des semis de printemps pour assurer la sécurité alimentaire du pays. À Bichkek, capitale du Kirghizstan, les sacs d’un kilo de sucre se vendent 50 % plus cher qu’au début de la semaine précédente, a constaté le 16 mars l’AFP. Le ministre des Situations d’urgence Boobek Ajikeïev a souligné le 15 mars que le pays disposait de réserves suffisantes de farine, de sucre et d’huile végétale, et que la spéculation serait « fermement combattue ».