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Céréales : l’export de blé tendre démarre en trombe sur 2022-2023

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FranceAgriMer table sur des exportations françaises de blé tendre en nette hausse vers les pays tiers, avec « un très fort démarrage » sur la nouvelle campagne, a-t-il indiqué le 13 juillet.

À 10,3 Mt prévues sur 2022-2023, l’export de blé tendre vers les pays tiers marque un fort rebond (+1,5 Mt sur un an), selon les prévisions de l’établissement national. Cela s’illustre par « un début de campagne particulièrement actif » sur plusieurs destinations, notamment l’Afrique sub-saharienne, le Yémen, l’Égypte, le Maghreb. Le blé français profite d’une « bonne compétitivité » et d’une concurrence de la Russie « moins présente ». Exemple : à destination du marché égyptien, 530 000 t ont été vendues au cours de deux appels d’offres avoisinant 1,3 Mt. L’origine France montre « une compétitivité prix très importante en ce début de campagne », renforcée par « une parité euro/dollar qui joue en sa faveur », déclare Marc Zribi, chef de l’unité Grains et sucre. FranceAgriMer signale toutefois que sa prévision d’export est susceptible d’évoluer, vu les « incertitudes » concernant la demande chinoise et l’offre russe. La Russie s’achemine vers une récolte record de 85,4 Mt, mais ses exportations restent entravées par les sanctions financières internationales, des coûts d’assurance élevés en mer Noire.

Une meilleure qualité attendue en 2022

Cette amélioration des perspectives à l’export vers les pays tiers est aussi liée à la moisson 2022. Le blé français s’annonce de bonne qualité. En 2021-2022, les ventes avaient été pénalisées notamment par un poids spécifique inférieur. De bons courants d’affaires ont en revanche pu être maintenus dans l’UE, plus tournée vers la qualité fourragère. FranceAgriMer anticipe moins d’export à destination du Vieux continent en 2022-2023 : 7 Mt (-1 Mt sur an). Et ce au profit des acheteurs plus lointains, dont la demande porte majoritairement sur du blé panifiable. En termes de volume, la nouvelle récolte (32,9 Mt contre 35,4 Mt l’an dernier) constitue « plutôt une bonne surprise », déclare Benoît Piètrement, président du conseil spécialisé Grandes cultures. De grandes différences sont attendues d’une région à l’autre, voire au sein même des exploitations, en lien avec le temps sec et chaud. Les rendements apparaissent « très décevants » dans le sud de la France, dans l’Ouest, « bons voire très bons localement » dans le Centre, le Nord-est, le Nord. Mais le rendement national ne s’annonce « pas si mauvais », selon lui.

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Les céréaliers peuvent se réjouir d’être compétitifs à l’export, avec un euro faible par rapport au dollar. Revers de la médaille, cette parité monétaire renchérit les importations, notamment les achats de fertilisants. FranceAgriMer note toutefois que leurs prix ont diminué en juin, restant toutefois élevés. « L’offre commence à s’améliorer et les stocks d’engrais ont augmenté », explique Marc Zribi.

Une meilleure qualité attendue cette année