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Céréales : une récolte record, mais des prix à la hausse

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Le bulletin de la FAO sur l’offre et la demande de céréales publié le 1er février prévoit que la production céréalière mondiale en 2017 atteindra 2 640 millions de tonnes, un niveau record avec une hausse de 1,3 % par rapport à l’année 2016. L’agence des Nations unies a relevé ses estimations de 13,5 Mt par rapport à décembre du fait d’une production de maïs plus importante que prévu en Chine, au Mexique et dans l’Union européenne (en particulier en Roumanie). Elle a également revu à la hausse ses projections pour la production de blé en 2017, en raison de prévisions de récoltes plus importantes au Canada et en Russie. Il en est de même pour la production de riz après une révision à la hausse des récoltes en Chine.

Les stocks devraient également augmenter de près de 36 Mt pour dépasser le volume déjà très élevé des stocks d’ouverture, entraînant ainsi un ratio mondial stock-utilisation de céréales de 27,7 %, soit le plus élevé depuis 2001-2002.

L’indice des prix alimentaires de la FAO est resté quasiment inchangé au mois de janvier 2018 par rapport au mois précédent, la hausse des prix des céréales (+2,5 %) ayant été compensée par la baisse des cotations pour le sucre (-1,6 %) et des produits laitiers (-2,4 %). Les prix des huiles végétales et de la viande sont restés stables.

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Malgré des niveaux de stocks élevés, les prix du blé et du maïs se sont maintenus sous l’effet de l’affaiblissement du dollar et des inquiétudes soulevées par les conditions météorologiques.

Pour les produits laitiers, malgré cette baisse pour le quatrième mois consécutif, les cours restent supérieurs de 41 % au creux d’avril 2016. L’abondance des approvisionnements en lait dans l’hémisphère nord et en Australie a fortement influé sur les prix mondiaux et a notamment entraîné les prix du beurre et du fromage à la baisse. Toutefois, l’éventualité que la production laitière saisonnière en Nouvelle-Zélande soit inférieure aux prévisions a soutenu les prix du lait entier en poudre. Les prix du lait écrémé en poudre ont également augmenté, principalement en raison de la forte demande à l’importation.