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Cerise : manifestation de producteurs de la Loire frappés par Drosophila suzukii

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Les producteurs de cerises du département de la Loire ont mené, le 29 juin, une action syndicale devant la Direction départementale des territoires (DDT) à Saint-Etienne, faisant face depuis une dizaine de jours à une forte pression de Drosophila suzukii dans leurs vergers. « On m’a remonté des pertes allant jusqu’à 20 000 euros par hectare. Nous réclamons l’indemnisation des pertes réelles en verger, pour lesquelles nous effectuons un recensement », a expliqué Jean-Luc Perrin, président de la FDSEA 42 à Agra Presse. Parmi les autres revendications, on retrouve l’arrêt des interdictions de molécules sans l’existence d’une solution efficace de remplacement pour les producteurs et la mise en place de clauses miroir avec les pays exportant des cerises sur le marché français. Sur ce dernier point, le ministère de l’Agriculture a fait interdire l’importation de cerises en provenance de pays où les arboriculteurs peuvent utiliser du phosmet en mai. Le département de La Loire, majoritairement tourné vers l’élevage, compte 50 producteurs de cerises, exploitant en moyenne 6 à 7 hectares. La production se concentre sur les côteaux, ce qui ne rend pas possible l’usage de filet pour lutter contre Drosophila suzukii.

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Drosophila suzukii
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La saison avait plutôt bien commencé. Au 1er juin, le ministère de l’Agriculture prévoyait une production française de cerises maintenue malgré la fin du phosmet. « Sur le début de la récolte, qui a commencé le 10 mai, les impacts ont été à peu près maîtrisés, sauf dans certaines parties du sud de la France", rapportait Aurélien Soubeyrand, président du conseil spécialisé Fruits et légumes de FranceAgriMer, mi-juin. Et de prévenir que la situation pourrait évoluer d’ici la fin de la récolte en juillet, avec le retour des pluies et des fortes températures, propices aux beaux calibres, mais aussi au développement de Drosophila suzukii.

Une production de coteaux, où les filets ne peuvent être installés