Les onze viandes AOP (Appellations d’origine protégée) se sont constituées en fédération le 6 décembre. Pour son président Michel Oçafrain (également président de l’ODG porc basque Kintoa), les deux priorités sont la lutte contre la concurrence déloyale et la promotion du logo AOP.
Pourquoi avez-vous créé la Fédération des viandes AOP de France ?
L’idée a commencé à émerger en 2016, quand nous avons obtenu l’Appellation d’origine protégée (AOP) Kintoa après quinze ans de travail. Nous avions organisé une fête et invité les autres AOP, c’est là que nous avons commencé à en discuter. Les premières réunions ont commencé en 2016 pour aboutir à la création de la fédération, début décembre à Roz-sur-Couesnon, en Ille-et-Vilaine. La première des motivations, c’est de se connaître et de créer une synergie entre les différentes viandes AOP. Nous partageons la même motivation, les mêmes objectifs, on voit notre signe de qualité de la même manière. Notre but est aussi d’être mieux reconnus des pouvoirs publics et des politiques en général.
Quelles sont les problématiques communes aux différentes viandes AOP ?
Nous voulons défendre nos intérêts communs, mais aussi certains intérêts individuels des AOP s’ils sont reconnus par tous. Certaines AOP se retrouvent un peu seules face à l’administration ou face à des projets qui usurpent l’identité des AOP, pas toujours à juste titre. La concurrence déloyale ou les distorsions de concurrence sont des sujets récurrents que toutes les AOP connaissent plus ou moins. Les AOP sont parfois copiées de manière injuste, alors que nous avons un cahier des charges à respecter et que nous faisons la promotion de l’ensemble de nos filières. Par exemple, la création de l’IGP Île-de-beauté en charcuterie, qui n’a aucun lien au terroir, est un peu gênante par rapport aux AOP existantes. Ce sujet va arriver sur le tapis et nous allons rencontrer les administrations concernées.
Votre fédération mènera-t-elle des actions de promotion ?
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
La dernière raison pour laquelle on a créé une fédération, c’est de pouvoir développer la notoriété de l’ensemble des onze AOP via des actions de promotion communes. C’est sûr qu’on va appeler des fonds collectivement pour faire connaître le logo AOP. Un autre interlocuteur, c’est la Cnaol (Conseil national des appellations d’origine laitière, NDLR), que nous connaissons très bien. Il n’est pas exclu que nous travaillions avec elle sur certains dossiers, en étroite collaboration.
Quel est votre prochain rendez-vous ?
La prochaine assemblée générale se tiendra les 19, 20 et 21 septembre 2020 chez le bœuf de Charolles, qui fêtera ses dix ans. Nous prévoyons de réaliser chaque année nos assemblées générales dans l’une des AOP pour bien nous connaître.
La création de l’IGP Île-de-beauté en charcuterie est un peu gênante