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Cessions et acquisitions au programme d’AdVini

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A l’occasion de la présentation des résultats semestriels d’AdVini, son président Antoine Leccia est revenu sur l’acquisition et la cession opérées au 1er

Les résultats du premier semestre de l'exercice 2021 d’AdVini présentés le 14 septembre sont en amélioration par rapport au premier semestre 2020. Le chiffre d’affaires marque une progression de 11,3% (+6,5% à périmètre et change constants) à 135,3 millions d'euros, à la suite de l’acquisition du négociant bordelais BVC en avril (Agra Alimentation du 5 mai 2021). En France, l'activité est nulle : les ventes en GMS ont moins bien marché qu'au premier semestre 2020 où elles avaient été très soutenues à l’occasion du confinement, mais se sont reprises en CHR et chez les cavistes.

À l’export, les ventes en GMS, tirées par le Royaume-Uni, se sont redressées de 23%. En Afrique su Sud, où AdVini est présent depuis une dizaine d’années, les ventes progressent de 36%. Mais en Asie et aux Etats-Unis, elles ne sont reparties à la hausse qu'au 2e trimestre. Au Japon (-12%) et aux Etats-Unis (-30%), les difficultés persistantes de la restauration expliquent ces mauvais résultats. « Le travel retail est lui aussi à l’arrêt, ce qui représente des ventes d’une dizaine de millions d’euros chaque année », a déclaré Antoine Leccia, président du directoire. « Les ventes de nos maisons de vins, en retrait au 1er trimestre, ont connu une forte accélération au 2e trimestre grâce à la reprise du marché et au lancement de nouveaux produits », a-t-il poursuivi.

Marge d’Ebitda record

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L'Ebitda courant est en hausse de 22,6% (+20,4% à périmètre et change constant) à 11,4 millions d'euros. La maîtrise des coûts et le plan de réduction des frais généraux initié en 2019 expliquent l’amélioration de la marge d’Ebitda courant à 8,5% contre 7,7% un an auparavant. « Une marge d’Ebitda record qui nous rapproche de nos ambitions », a souligné Olivier Tichit, directeur financier d’AdVini.

Au cours du premier semestre, deux événements ont marqué AdVini. En avril, l’acquisition de BVC, qui réalise environ 30 millions d’euros de chiffre d’affaires pour 14 millions de cols. « BVC est très intéressant pour nous : il n’y a aucun investissement foncier, très peu de frais de structure, une concentration sur le marketing et le sourcing et une exclusivité d’approvisionnement en Espagne », a expliqué Antoine Leccia. BVC ajoute aussi une marque forte à AdVini, Toro Loco. Les synergies industrielles vont être mises en place en mettant en bouteille les vins de BVC dans les sites d’AdVini. Autre opération importante : la cession de Rigal aux Vignerons de Buzet, en juin 2021. « Nous avions plus de risque que de potentiel avec cet actif, donc nous avons décidé de nous en séparer », a expliqué Antoine Leccia. « On peut avoir la même réflexion pour d’autres actifs », a-t-il poursuivi. D’autres opérations de croissance externe pourraient avoir lieu à l’avenir, grâce à une enveloppe de 40 millions d’euros : « Il s’agit d’opérations de croissance externe qui sont avant tout des opportunités dans un monde du vin très atomisé », a souligné Antoine Leccia. « Nous pourrions nous implanter en Europe, dans les pays déjà connus d’AdVini comme l’Espagne ou l’Italie, ou en Afrique du sud où le groupe s’est installé depuis dix ans avec plusieurs domaines. Et même en France, y compris dans des régions viticoles où nous ne sommes pas encore présents », a-t-il ajouté.

Pour le second semestre de l'exercice 2021, AdVini se montre prudent en raison de « la reprise poussive sur les marchés du travel retail, en Chine, au Japon et sur les USA » et de « l’épisode de gel majeur sur nos principaux vignobles », note la société. Mais à moyen terme, « AdVini reste confiant et optimiste sur la poursuite rentable de sa croissance, en accord avec les objectifs financiers, environnementaux, sociétaux et de gouvernance de son Plan Orbis 2023. » Pour mémoire, ce plan prévoit que l'entreprise atteigne en 2023, une marge d’Ebitda supérieure à 9% et un chiffre d’affaires de 300 millions d’euros.