Deux ans après le scandale de la viande de cheval, les choses avancent doucement, plus que sûrement. La résolution adoptée le 11 février par le Parlement européen visant à décider la Commission de légiférer pour imposer un étiquetage obligatoire du pays d'origine de la viande utilisée dans les aliments transformés va certes dans le bon sens, mais cela ne suffit pas. 90 % des consommateurs européens jugent pourtant qu'il est important de connaître l'origine de la viande dans les plats préparés. Certes, l'étiquetage n'empêchera pas la fraude, mais il permettra une meilleure traçabilité. Actuellement, seule la viande de bœuf brute fait depuis 2002 l'objet d'un étiquetage. Une mesure rendue obligatoire après la crise de la vache folle dans les années 90.
Un des points d'achoppement, et non des moindres, mis en avant par Bruxelles dans l'avancée du processus, est le coût que pourrait entraîner ce nouvel étiquetage. Un surcoût que le consommateur ne serait, semble-t-il, pas prêt à payer. Reste néanmoins à savoir combien ceci lui couterait. Et difficile d'y voir clair quand deux estimations diamétralement opposées circulent.
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D'un côté, l'exécutif européen avance, dans une étude publiée en 2013, une estimation de 15 à 50 % de hausse de prix, alors que l'association de défense des consommateurs UFC-Que choisir » parle d'un surcoût de 0,67 % ! Qui croire ?
Sans être un ayatollah de la sécurité alimentaire, quoi de plus normal pour un consommateur que de savoir ce qu'il trouve dans son assiette ? Et pourquoi à l'heure où l'on parle de restaurer la confiance entre consommateurs et fabricants, un sujet aussi légitime fait-il débat ? Encore une question de gros sous.