Dans un entretien sur RFI, le 14 novembre, le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert a mis les pieds dans le plat au sujet des importations de bœuf aux hormones à la suite de la signature du Ceta, l’accord de libre-échange entre l’Europe et le Canada. Ainsi, il répondait au journaliste : « Le Ceta est sous surveillance, c’est exactement cela. Le plan que nous avons proposé, c’est […] mobilisation et contrôle. Aujourd’hui, pour faire simple, nous n’avons pas le droit en France de produire du bœuf aux hormones. Parce que nous n’avons pas le droit d’en produire, eh bien nous n’acceptons pas que du bœuf aux hormones puisse venir sur le sol français. Et donc, si demain du bœuf aux hormones venait sur le sol français au regard des accords commerciaux qui ont été portés, il va falloir informer les consommateurs, il va falloir évaluer les quantités, il va falloir identifier d’où vient ce bœuf aux hormones, il va falloir identifier la provenance du produit, il va falloir identifier sa traçabilité. Et donc nous allons travailler notamment sur l’étiquetage, c’est-à-dire l’information et la transparence auprès du consommateur. »
Les réactions des internautes ont afflué sur le web, craignant l’arrivée de bœuf aux hormones et une tromperie de la part des politiques. Un Tweet dans ce sens de la journaliste Natacha Polony a été retweeté 1 400 fois. Le ministre a corrigé le tir rapidement sur twitter : "Je le dis il n’y a pas, il n’y aura pas de bœuf aux hormones importé en Europe donc en France".
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Par ailleurs, dans son entretien à RFI, Stéphane Travert a bien confirmé la ratification du Ceta par la France, « mais nous avons mis un plan d’action pour nous prémunir d’un certain nombre de difficultés et pour anticiper justement les questions que peuvent se poser légitiment nos éleveurs ». Reste à savoir lequel.