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CGT : plaidoyer en faveur d’une politique industrielle

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Dans le cadre de notre débat sur la nécessité, ou non, d’une politique industrielle en France Agra Industrie n°36 du 23/10/03, la discussion ne serait pas complète sans l’apport de la réflexion des syndicats. Sur ce sujet, la CGT, qui se targue d’être le premier syndicat de l’agroalimentaire avec 38,5 % de voix en moyenne aux élections des comités d’entreprise, en moyenne au cours des quatre dernières années, se montre égale à elle-même. Sans surprise, sa fédération de l’alimentaire se dit favorable à une intervention des pouvoirs publics sous forme de nationalisation. L’Etat doit maîtriser, dit-on, un certain nombre de grands secteurs, tels que le sucre qui ont des retombées sur d’autres industries en aval, ainsi que de grands groupes qui donnent le ton d’une politique industrielle, fait valoir le secrétaire général, Jean-Luc Bindel. A propos de la crise de la volaille, sur laquelle nous l’avons interrogé, ce responsable appelle à une organisation de la profession, et revendique la création d’une interprofession à laquelle prennent part les salariés des entreprises. Le marché n’a pas vocation à réguler la production, argue-t-il pour affirmer, dans ce secteur aussi, la nécessité d’une politique industrielle. Prévu par la réforme de la Pac, le découplage des aides à la production, pose « un vrai problème » aux yeux de Jean-Luc Bidel qui déplore que l’Etat se prive de tout moyen d’influer sur les choix des productions. Enfin, il conclut sur les « enjeux stratégiques » que représentent l’agriculture et l’agroalimentaire dans la politique internationale.