Le groupe Chabert et Guillot va investir une dizaine de millions d’euros afin de construire une nouvelle usine dans la Drôme et y transférer la production et la logistique de l’ensemble de ses trois sites actuels. La filiale du groupe sucrier allemand Südzucker anticipe une progression de la demande en nougats des industriels implantés dans les pays d’Europe de l’Est.
Implanté à Montélimar, dans la Drôme, le groupe Chabert et Guillot compte profiter de la demande croissante des industriels d’Europe de l’Est en nougat. C’est l’une des raisons qui a poussé le groupe à investir 13,5 millions d’euros dans la construction d’une nouvelle usine. Opérationnelle en début d’année 2009, ce nouvel outil permettra au groupe de rassembler l’ensemble de ses activités de production et de logistique, jusqu’à présent éparpillées sur trois sites de production basés à Montélimar, à Montboucher (Drôme) et au Teil (Ardèche). S’étendant sur une surface de 10 200 mètres carrés sur la zone de Portes-de-Provence à Montélimar, l’usine sera équipée de trois lignes de process dédiées aux nougats durs, tendres et aux petites séries, ainsi que de trente lignes de conditionnement. Chabert et Guillot verra sa capacité de production augmenter de 2 500 à 4 000 tonnes. « Cet outil nous permettra de répondre à la demande des marchés d’Europe de l’Est, dont l’évolution est sensible en B to B. Notre stratégie est de devenir plus productif et plus compétitif de façon à éliminer les concurrents et acquérir des parts de marché au niveau européen », souligne Didier Chabert, p.-d.g. de la société. Propriété depuis plus de 10 ans du groupe sucrier allemand Südzucker, Chabert et Guillot peut compter sur le soutien financier de sa maison-mère ainsi que de son approvisionnement en sucre à un prix attractif.
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20 M EUR dans cinq ans
Si le nougat reste une niche, Didier Chabert souligne que le marché augmente de 2 à 3% par an. Avec des clients comme Nestlé ou Lindt, la société réalise 35% de ses ventes en B to B, contre 65 % en GMS. Selon le p.-d.g., les certifications (ISO, BRC, BSCI) obtenues par la société restent des atouts majeurs face à des concurrents qui ne sont pas certifiés. « Des clients comme Nestlé demandent de la qualité. Etre certifié nous apporte un atout concurrentiel important par rapport aux autres opérateurs. Cela sera un élément très fort de différenciation dans l’avenir », insiste-t-il. En 2008, le groupe devrait réaliser un chiffre d’affaires de 18,7 millions d’euros, dont 25% à l’export. Son ambition reste d’atteindre des ventes de plus de 20 millions d’ici à cinq ans.