Le renforcement de la position des agriculteurs dans la chaîne alimentaire est le thème de la réunion informelle des ministres de l’agriculture de l’UE à Bratislava sous présidence slovaque. Un thème sur lequel la Commission européenne devrait prochainement prendre une initiative.
La présidence slovaque de l’UE a choisi le « renforcement de la position des agriculteurs dans la chaîne d'approvisionnement alimentaire » et la lutte contre les pratiques commerciales déloyales comme thème de la session de travail de la rencontre informelle des ministres de l’agriculture des Vingt-huit qui se tiendra du 11 au 13 septembre à Bratislava. Avec pour objectif l’adoption de conclusions du Conseil en décembre. La Commission de Bruxelles pourrait, dans le cadre de son programme de travail pour 2017, prendre une initiative en la matière, notamment en étendant à d’autres secteurs certaines dispositions du « paquet lait » de 2012. Elle envisagerait aussi une sorte d’arbitrage au niveau européen pour lutter contre les abus, mais pas une législation spécifique.
« Concentration des pouvoirs » au détriment des agriculteurs
Une note du service de recherche du Parlement européen consacrée essentiellement aux circuits courts rappelle que le marché de la distribution alimentaire est « fortement concentré » dans l’UE. « L’alimentation est principalement distribuée par le biais de supermarchés, hypermarchés et discounters qui représentent 54 % des ventes de comestibles », précisent les auteurs.
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En 2014, « la part des cinq plus grands détaillants dépassait 60 % dans treize États membres », ajoutent-ils, estimant qu’ « une telle concentration de pouvoir peut se traduire par des pratiques commerciales abusives, minant les moyens d’existence des petits agriculteurs ».
Par ailleurs, selon un « tableau de bord » publié le 5 septembre par la Commission et recensant les appréciations des consommateurs de l’UE sur le fonctionnement de 42 marchés de biens (et de services), les marchés de détail des biens de grande consommation, tels que les boissons non alcoolisées, le pain, les céréales et les pâtes, qui étaient bien notés dans les enquêtes précédentes, ont perdu du terrain par rapport à d’autres. Et celui des produits de la viande est un des plus mal notés.