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Chambres d’agriculture : difficultés à contenir l’étalement urbain

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Contenir l’étalement urbain pour protéger l’agriculture péri-urbaine ne coule pas de source, et même quand la volonté d’y remédier est là, les résultats obtenus sont de petites avancées, qui ont le mérite d’exister. C’est l’un des enseignements que l’on peut retenir d’une conférence organisée par les chambres d’agriculture le 23 novembre au Salon des maires à Paris.
Des actions sont menées depuis le milieu des années 2000 par les chambres d’agriculture, pour maîtriser le grignotage des terres agricoles. Ainsi, depuis 2007, la chambre du Maine-et-Loire met en œuvre un « projet agricole départemental », « partagé par les collectivités locales et nos concitoyens pour un aménagement harmonieux de l’espace », a indiqué Marie-Claire Thomas, chargée de mission à la chambre. Dans une zone du département, qui a fait l’objet de conventions signées avec les principales agglomérations, la disparition des terres agricoles, qui se chiffrait à 170 hectares par an, a été divisée par deux. Mais ce premier résultat, encourageant, reste théorique, car il s’agit d’une évolution révélée par les documents d’urbanisme, qui ne font qu’indiquer une tendance, a-t-elle tempéré. En effet, les documents d’urbanisme ne sont pas toujours appliqués dans la réalité.
Face à l’étalement urbain, la Chambre d’agriculture de la Loire a décidé, également en 2007, de développer une agriculture à proximité de bassins de consommation importants. Elle a entrepris d’élargir la gamme des produits fermiers, qui était centrée sur la vente des fromages, en incitant les producteurs fermiers à produire et commercialiser desserts lactés, pâtes persillées, sirops, pâtes de fruits, transformation des légumes en soupe, nougats et autres pains d’épices. De même, elle a cherché à renforcer les liens entre les 500 producteurs fermiers du département, pour qu’ils soient moins concurrents, et produisent plus en complémentarité et en projets collectifs. Mais cela n’empêche pas le département, qui perd des habitants chaque année, de voir disparaître 600 hectares de terres agricole par an, a fait remarquer Stéphanie Delefosse, de la Chambre d’agriculture de la Loire.

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