Une ordonnance parue au Journal officiel le 21 janvier permet la création d’un nouveau modèle d’organisation dans le réseau des chambres d’agriculture : celui d’une chambre d’agriculture de région associée à des « chambres territoriales » (échelon créé par l’ordonnance, prise en application de la loi Asap du 7 décembre 2020). Une chambre de région (à ne pas confondre avec une chambre régionale) est constituée par la fusion de chambres départementales et d’une chambre régionale. Dans le nouveau schéma, les chambres départementales qui ont participé à la création d’une chambre de région peuvent être transformées en chambres territoriales, qui sont des assemblées d’élus dépourvues de personnalité juridique. « Ce système permet de mutualiser les moyens tout en maintenant une implication territoriale forte des élus », explique le président de l’APCA (tête de réseau) Sébastien Windsor à Agra Presse.
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L’ordonnance confie aux chambres territoriales plusieurs « missions de proximité », dont celle d’être « l’organe consultatif, représentatif et professionnel des intérêts agricoles », et d’être à ce titre « chargée des relations avec les services de l’État et des collectivités territoriales ». Elles peuvent aussi être consultées en matière d’urbanisme et pour les projets de développement économique des collectivités locales. En outre, la chambre de région peut leur confier des missions facultatives : animation du développement agricole, expérimentations, prestations (conseil, études, assistance et formations). Actuellement, seule l’Île-de-France dispose d’une chambre de région, mais plusieurs autres chambres pourraient être intéressées (Bretagne, Normandie, Pays de Loire, puis dans un second temps Hauts-de-France et Corse).