Le moral des ménages n’est pas en phase avec celui des chefs d’entreprises. Ces derniers, depuis un an et demi, font état d’un climat des affaires en lente mais constante amélioration, et en particulier pour les entreprises tournées vers l’international.
Après une année 2009 dramatique, 2010 a marqué la reprise de la production industrielle en France.  Ce rebond après la chute n’a pas pour autant été une franche reprise, car la lutte s’intensifie en dehors des frontières et la conjoncture nationale française reste tendue.
Les exportations ont du mal à se redresser et la consommation, qui a repris timidement, tend à se stabiliser autour de 1,5 %. Or, la résistance des achats des ménages qui a surpris au plus fort de la crise, demeure un moteur essentiel de la croissance. Aussi les économistes scrutent-ils leur niveau de confiance, mais depuis peu les indicateurs se dégradent. Au lendemain des fêtes de fin d’année, qui ont vu le pic habituel des ventes dans la distribution un peu rogné par les difficultés météo, le réveil est brutal puisque l’Insee révèle que le moral des ménages a chuté fortement en décembre, après quatre mois de progression. Trop de dépenses contraintes enchaînent les Français (les services dont les tarifs augmentent le plus) et ils s’inquiètent pour leur niveau de vie dès qu’ils voient les prix de l’essence grimper à la pompe et craignent à nouveau la montée du chômage. Et, au risque de noircir un peu plus le tableau, un sondage BVA-Gallup réalisé dans 53 pays fait de nos compatriotes les champions du monde du pessimisme, devant les … Britanniques, les Roumains ou les Serbes !

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