Les négociations commerciales entre distributeurs et fournisseurs viennent de s'achever. Ou plutôt sont en cours d'achèvement… En effet, certains groupes n'avaient toujours pas signé de contrat lundi 28 février, pourtant date butoir de ces fameuses négociations. C'est dire si le climat de ce rendez-vous annuel est resté particulièrement tendu cette année encore, avec des demandes de baisses de prix excessivement fortes, dans un contexte général de plus en plus diffi cile sur de nombreux fronts. Les distributeurs que les alliances de coopération à l'achat ont rendu plus puissants dans les négociations avaient pourtant juré à l'automne dernier qu'un vrai changement allait s'opérer pour mettre fi n à cette spirale sur les prix destructrice de valeur pour tous. Or, à en juger par les derniers échos dans les box, il n'en a rien été, au contraire ! L'Observatoire des négociations commerciales mis en place par l'Ania aurait reçu plus de 300 plaintes d'entreprises de toutes tailles faisant l'objet de demandes abusives de la part de la grande distribution.

Mais alors à quoi bon ces belles promesses, s'il ne s'agissait fi nalement que de repartir dans des négociations qui n'en ont que le nom et s'apparentent en fait à des séances de pressions sur les prix et de menaces de déréférencements.

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Certes, le gouvernement prendra des sanctions contre les distributeurs en cas de pratiques hors la loi avérées. Mais cette politique du bâton n'est pas souhaitable à terme. Quant à changer la loi LME comme l'a suggéré François Hollande, pourquoi pas ? Mais dommage qu'il faille encore en passer par la loi pour sortir de l'ornière, alors que certaines choses pourraient déjà changer si chacun à son niveau y mettait du sien et prenait ses responsabilités, plutôt que de rejeter toujours la faute sur l'autre... L'agriculture en France est en crise, c'est justement le moment de repenser certains fonctionnements du champ à l'assiette.