Les discussions ont débuté sur la crise bretonne, mais dans un climat tellement tendu que l’on est en droit de se demander s’il en sortira grand-chose. Les fameux « bonnets rouges » qui ont occupé l’espace médiatique depuis une semaine ont posé comme préalable la suppression réelle et définitive de l’écotaxe, menaçant de nouvelles actions si cette demande n’était pas satisfaite. Ils allaient jusqu’à exiger cette abrogation avant ce mercredi midi. Guillaume Garot a immédiatement réagi, indiquant « qu’on ne gouvernait pas sous les ultimatums ». On peut tout autant s’interroger sur les motivations d’un dirigeant de société qui conduit ses employés à s’attaquer aux grilles d’un bâtiment public. Cette surenchère ne peut qu’entraîner des clivages parmi les divers acteurs économiques que le préfet souhaite réunir pour trouver des débuts de solution à la crise que connaît la Bretagne. Ce n’est pas non plus un bon signal adressé à Bruxelles qui campe sur ses positions concernant les restitutions et les argumente, mais ne ferme pas non plus totalement la porte à des aménagements différents. La Bretagne figure parmi les régions les plus en difficulté en termes de destructions d’emplois, note l’Ania dans son dernier bulletin de conjoncture, mais toute la France est touchée, avec un record historique de défaillances d’entreprises. Face à ce constat sans appel, il vaut mieux être force de proposition que de souffler sans cesse sur les braises. L’épisode de l’écotaxe a certes fait exploser le couvercle des angoisses, mais il faut savoir tourner la page et faire de réelles propositions. La Bretagne en est capable, comme le prouvent les projets menés dans le cadre de Valorial. Ce sera également plus valorisant pour son image que de saccager les portiques de l’écotaxe.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.