Après les banques Freddie et Fannie, c’est au tour de Lehman Brothers et maintenant du groupe d’assurances AIG de tomber : la planète financière ressemble à un château de cartes qui fait craindre pour l’économie réelle, comme on dit … Que la finance ait dérapé, on commençait à le savoir, mais on ne prend peut-être pas assez garde au fait que « la financiarisation » de la plupart des grandes entreprises les menace d’un choc en retour similaire. Elle pose des problèmes de gouvernance auxquels il est temps de réfléchir, que l’on soit coté en Bourse, détenu par un fonds ou sous contrôle familial fragile. Quant aux PME, qui sont une part essentielle du tissu économique, notamment dans l’agroalimentaire, les voici confrontées à un vrai « credit crunch » alors qu’on en avait écarté l’hypothèse jusqu’ici. La raréfaction des LBO et des financements à court et à long terme n’est pas le prélude à un simple ralentissement économique, mais bien à une récession que l’on n‘ose désigner par son nom. Mais tout le monde se veut rassurant ainsi dans les Ets Paul Paulet, à la marque Petit Navire, que l’américain Heinz avait vendus il y a deux ans à un fonds de Lehman Brothers pour constituer le groupe MW Brands (avec John West au Royaume-Uni et Mareblu en Italie). « Lehman Brothers n’est qu’un actionnaire de référence parmi d’autres à la tête du fonds », dit-on aux salariés. Admettons que l’emploi ne soit pas menacé, mais le moteur de la consommation, lui, est déjà en panne, les raisons psychologiques venant au secours des données les plus objectives.
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