Le chaud et le froid soufflent sur l’agroalimentaire. Les indicateurs négatifs se multiplient en particulier sur le marché intérieur. Si la dé-consommation date en fait du début de l’année dans un contexte de hausse des prix, elle se poursuit actuellement dans une certaine déflation. La baisse enfin décidée sur le prix que les entreprises paieront le lait jusqu’au 31 mars prochain en est un signe. Imposée par la rechute des marchés de la poudre, elle ne va pas suffire à préserver les marges industrielles surtout si en aval la distribution durcit encore ses conditions d’achat pour sauver le volume des ventes. Pour autant, il faut savoir repérer les signes d’optimisme quand il y en a. A moyen ou long terme, en tout cas, les perspectives de production européenne devraient être positives, soulignaient la semaine dernière les congressistes de la Confédération des industries alimentaires de l’UE. La croissance de la demande mondiale a été présentée comme certaine, à la fois pour nourrir les pays émergents et du fait des politiques en faveur des bio-carburants. Autant de motifs pour tabler en fin de compte sur des niveaux de prix assez élevés, ou disons moins bas qu’il y a quelques années. La volatilité des matières premières agricoles, en tout cas, est bien un fait acquis, comme l’ont illustré aussi les intervenants du 8è colloque AgroFinance. Les industriels et les financiers admettent qu’il faudra s’en arranger, mais le plus frappant est que les premiers ne semblent pas du tout abattus par tous les crash et krach qui viennent de se succéder. Leur sang-froid et la solidité de leur réflexion et de leurs choix stratégiques peuvent, semble-t-il, convaincre banquiers et investisseurs de ne pas délaisser ce fabuleux terrain d’action.
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