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Edito Chaude, chaude la rentrée

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On prend les mêmes et on recommence ou plutôt, on continue…. L'été qui s'annonçait chaud a tenu ses promesses, et la température de la rentrée n'a pas vraiment baissé. Au contraire ! En témoigne la mobilisation des agriculteurs le 3 septembre à Paris, véritable démonstration de force pour obtenir des mesures concrètes de la part du gouvernement afin de sortir d'un marasme qui n'a que trop duré et dont ils ne voient pas le bout. Une sorte de répétition générale avant la journée du 7 septembre, date de la réunion d'un conseil européen extraordinaire des ministres de l'agriculture à Bruxelles.

Sans augurer des décisions qui devraient être annoncées de part et d'autre, le profond malaise révélé par les évènements de l'été ne laisse rien présager de bon pour la suite et ce pour la grande famille de l'agroalimentaire. En effet, si des réformes structurelles nécessaires sont bien engagées pour soutenir les filières agricoles et alimentaires –il faut l'espérer –, les changements ne se feront pas en un jour. Et en attendant qu'elles débouchent sur un système viable pour tous, on peut imaginer que chacun cherche à sauver sa peau, coûte que coûte.

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De fait, les négociations commerciales qui d'année en année se révèlent de plus en plus difficiles et tendues, risquent cet automne de démarrer sur des charbons ardents. Il y a fort à parier que les distributeurs, pressés de toute part cet été, notamment pour s'engager auprès des éleveurs, cherchent à le faire payer, d'une manière ou d'une autre.

Une rentrée chaude, voire très chaude, qui pourrait laisser certains, déjà affaiblis par des mois et des mois de crise, sur le bord du chemin.