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Cheptel porcin : l’Espagne, seule à progresser dans une Europe en recul

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Premier producteur et exportateur européen, l’Espagne est le seul État membre à voir son cheptel porcin progresser en 2021, de 5 % d’après les derniers chiffres d’Eurostat. L’UE à 27 a, elle, perdu 4,32 millions de cochons (-2,96 %). « Tous les grands bassins sont, pour l’instant, concernés », note le Marché du porc breton (MPB) dans une note, mais « l’Allemagne présente le plus fort déclin », avec moins 2,45 millions de têtes en un an (-9,4 %). L'érosion du cheptel, déjà à l’œuvre depuis plusieurs années, s’est accélérée après l’arrivée de la peste porcine africaine (PPA) outre-Rhin en septembre 2020. Le deuxième producteur européen a vu le débouché chinois se fermer brutalement, entraînant l’ensemble du marché européen dans la crise. Le Danemark, très orienté à l’export, limite la casse (-1,78 %). Au contraire, le contrecoup se fait particulièrement sentir aux Pays-Bas, qui exportent la moitié de leurs porcelets en Allemagne, et qui ont par ailleurs récemment lancé un plan de réduction de leur élevage. Autre pays sévèrement affecté : la Pologne, aussi touchée par la PPA. Au regard de ses voisins européens, le cochon français reste dans la moyenne européenne avec un recul de 3,37 %. Ce qui n’empêche pas les éleveurs hexagonaux de subir une crise « inédite », d’après le ministère, pris en étau entre la flambée de l’alimentation animale et des prix moroses.