Le débat est lancé sur la future Pac. Le Parlement européen travaille déjà sur plusieurs rapports. Les lobbies et think tanks bruxellois phosphorent. Et les ministres de l’agriculture des Vingt-huit, aussi, auront une discussion sur la question, le 31 mai à Amsterdam pour leur réunion informelle. Les Pays-Bas qui président le Conseil de l’UE ont déjà une idée claire de l’orientation que devra prendre cette future Pac : toujours plus ouverte sur le marché et moins contraignante. Pour permettre aux producteurs de s’en sortir dans ce contexte, ils proposent de renforcer leur position dans la chaîne d’approvisionnement, de financer plus largement l’innovation, de mettre en place des filets de sécurité efficaces (principalement des systèmes assurantiels et des fonds de mutualisation). Quant à ceux qui sont localisés dans des régions moins favorisées ou se destinent à leur marché local, la Pac pourrait les rémunérer pour les services sociétaux rendus (environnement, aménagement du territoire…). Une position qui devrait avoir le mérite de forcer les ministres à se positionner clairement. Surtout dans le contexte actuel de crise laitière où l’UE a bien du mal à trouver des moyens, dans le cadre limité de la législation en place, pour aider les éleveurs à ne pas mettre la clef sous la porte pendant que certains continuent de produire pour satisfaire la demande chinoise.

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