Sale temps pour les sucriers. Montrés du doigt pour être soupçonnés de contribuer fortement à l’épidémie d’obésité et à la progression du diabète, ils voient de plus se préciser l’ouverture d’un autre front à Bruxelles, sur lequel ils devront se battre dans les prochains mois. Et la menace leur semble lourde. Dans son projet de réforme de l’actuel régime sucrier, qui leur était jusque là plutôt favorable, la Commission européenne vise à abaisser fortement les prix du marché, tout en veillant — petite consolation — à maintenir les quotas. De leur côté, les fabricants de confiseries et autres boissons sucrées se frottent les mains, comptant bien pouvoir enfin s’approvisionner à meilleur prix, et améliorer leurs marges, après avoir subi la pression des distributeurs sans pouvoir se rattraper sur leur amont du fait de la fameuse organisation de marché, désormais remise en cause. Une ombre au tableau subsiste toutefois à leurs yeux : le maintien des fameux quotas…Tout se passe donc comme si l’exécutif européen avait souhaité ménager la chèvre et le chou, ne pas mécontenter tout à fait les premiers sans satisfaire pleinement les attentes des seconds. Quant aux planteurs, ils dénoncent un projet « inutilement brutal ». Reste que le secteur sucrier, qui se restructure (il semblerait qu’une épée de Damoclès pèse désormais sur le site historique de Béghin-Say à Thumeries) pourrait s’amplifier encore en Europe.

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