Sans surprise, plus de 500 parties civiles se sont pourvues devant la Cour de cassation à Paris pour contester la confirmation du non-lieu dans le scandale sanitaire du chlordécone, a indiqué le 30 juin Christophe Lèguevaques, l’un de leurs avocats. « La voie est désormais grande ouverte : plus de 500 parties civiles, sans compter les associations et les collectivités, se sont pourvues (lundi) devant la Cour de cassation », écrit ce conseil dans un communiqué. La cour d’appel de Paris a confirmé le 22 juin le non-lieu prononcé en 2023, fermant la porte à une réouverture de l’enquête pénale sur ce pesticide utilisé dans les bananeraies aux Antilles en dépit des alertes sur sa nocivité. Dès cette décision connue la semaine dernière, les avocats parties civiles avaient annoncé que le combat judiciaire se prolongerait sans doute devant la Cour de cassation. Classé depuis 1979 comme agent possiblement cancérogène, ce pesticide a été utilisé aux Antilles dès 1972 et par dérogation jusqu’en 1993 alors qu’il était interdit dans l’Hexagone dès 1990.
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