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Les filières agricoles et alimentaires sont-elles capables, aujourd’hui, de jouer le jeu du redressement économique du pays ? Sans doute oui et en tout cas elles en ont la volonté. La situation, déjà, n’est pas si mauvaise. Les prix à la production, même dans l’élevage, se sont redressés et les perspectives d’investissement sont bonnes. Reste à faire des choix. Les échéances électorales, présidentielle et législatives, constituent un bon moment. Pour reprendre les termes d’un observateur averti au sein du réseau CERFrance, Jean-Marie Séronie, il faut opter entre une agriculture centrée sur nos besoins domestiques et une agriculture ouverte sur les marchés mondiaux. Cela ne signifie pas que ces deux agricultures s’excluent l’une l’autre. Mais cela implique qu’on ait une politique adaptée à chacune.
En présentant le salon de l’agriculture édition 2012, le ministre de l’agriculture Bruno Le Maire évoquait un double défi, celui des produits d’excellence et celui de la compétitivité. Et, clairement, il préférait appuyer les produits à forte valeur ajoutée. « Nous n’avons pas vocation à vendre des produits aux prix les plus bas possibles » disait-il. Peut-être. Mais même les produits à haute valeur ajoutée se doivent d’être DANS le marché c’est-à-dire ne pas rêver trop haut en matière de prix. Et puis, si l’on continue de viser un excédent commercial important, il faut être à la hauteur des enjeux. Ce n’est pas en se concentrant sur la cancoillotte qu’on va dégager une balance durablement positive. Au fond, il faut peut-être, non pas une politique agricole et agroalimentaire, mais deux. Chacune adaptée à un certain type d’agroalimentaire, un certain modèle agricole et une certaine ambition commerciale.
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