Chose promise chose due. Les promesses du président Sarkozy n’avaient pas manqué en début de mandat pour mettre à son rang le secteur agricole et agroalimentaire. Depuis, il  fallu du temps pour expliquer les reculs de la France à l’international, ainsi avec le rapport de Philippe Rouault sur les écarts de compétitivité entre nos filières animales et celles de nos voisins européens. Sur le dumping social allemand dans les abattoirs c’est d’ailleurs la profession qui a du se prendre en main en déposant elle-même une plainte à Bruxelles. Mais sur les distorsions de concurrence liées à nos propres réglementations, le chef de l’Etat fait maintenant bouger son gouvernement, le moment étant venu, semble-t-il, de passer des paroles aux actes. Lors de sa tournée en Alsace, il a donné le coup d’envoi à deux mesures en faveur de la compétitivité, mesures qui se heurtaient à une crispation certaine des écologistes, voire des ministres en charge de l’environnement. Premier handicap à lever, des exploitations sont sous-dimensionnées par rapport à l’échelle européenne : leur regroupement sera donc facilité, ce qui est un préalable à la restructuration de filières comme celles du porc ou de la volaille. Et pareillement dans le secteur laitier pour anticiper la suppression des quotas. La plupart des installations classées pourront s’agrandir sans étude d’impact ni enquête publique et les mises aux normes sont allégées en échange d’exigences renforcées sur le fond en matière d’environnement. Et surtout, le décret attendu qui autorise les camions de 44 tonnes a été signé, avec effet immédiat… Il était réclamé depuis plus de deux ans !

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