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Confiseries/Innovation Chupa Chups relance sa politique d’innovation

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Après une année 2005 de transition, Chupa Chups relance son activité et repart sur un rythme soutenu d’innovations. Il s’agit de dynamiser un marché français en baisse de 10 % et qui se laisse envahir par les MDD (8 à 10 %, +37 % sur un an). Leader avec 70 % de parts de marché, le confiseur espagnol cherche à consolider son cœur de métier et à renforcer ses produits sans sucre, deux piliers qui représentent respectivement 60 et 40 % de son activité. Il vient ainsi de créer un nouveau parfum – yaourt – de sucettes dans sa gamme Classic’ et met sur le marché une sucette-bubble-gum sans sucre sous la bannière Pro-dental. Dans sa stratégie « d’innovation permanente », Chupa Chups procède à un lifting de ses packagings distribués en GMS (50 % de son chiffre d’affaires) afin de les rassembler dans des « blocs-marques ». A l’ordre du jour également, le développement de référencements en devant de caisse, un linéaire qui fait ses preuves.

2005 aura été une année de travail de fond, dans l’ombre. Pour 2006, nous allons reprendre notre rythme de croisière et lancer des innovations tous les 6 mois. » Sonia Rodriguez, chef du groupe senior de Chupa Chups France, annonce la couleur. Après une année 2005 « de transition » selon la dirigeante Cf. Agra alimentation n° 1896, du 15 septembre 2005, p.17, où seul un nouveau parfum (caramel) de la gamme cremosa a été lancé, le confiseur espagnol compte bien rebondir. Sur le sol français – son premier marché devant l’Espagne avec 10 % de son chiffre d’affaires –, Chupa Chups cherche à consolider son cœur de métier, la confiserie, et à renforcer ses produits sans sucre. « Deux piliers de la marque » constituant respectivement 60 et 40 % de son chiffre d’affaires, et qu’il s’agit d’équilibrer à 50/50.

Yaourt et bubble-gum dans les starting-blocks

Pour atteindre ses objectifs, le leader de la confiserie française (70% de parts de marché) n’a qu’une seule recette : innover à tous les étages. Depuis le début du mois de janvier, Chupa Chups a ainsi enrichi sa gamme Classic’ de sucettes au yaourt, un « parfum exclusif sur le marché français », affirme Séverine Chenault, chef produit. Et une confiserie axée santé et naturel, avec « 3 % de vrais fruits » dans sa composition et « du véritable yaourt en poudre » 0% de matières grasses. Aromatisé fraise, pêche ou fruit des bois, ce nouveau produit « lancé en priorité dans l’Hexagone » est promis à un bel avenir : la société ambitionne 10 % de parts de marché de la sucette, soit une deuxième place, détenue actuellement par sa sucette au cola.

La gamme sans sucre n’est pas en reste. Sous la bannière Pro-dental, toujours cautionnée par l’UFSBD (Union française pour la santé bucco-dentaire), Chupa Chups met sur le marché le Bubbly, « sucette-bubble-gum » allégée en calories et « premier bubble-gum sans sucre du marché français ». Des innovations soutenues au cours de l’année par deux vagues de spots publicitaires et qui seront distribuées par Solinest dans les circuits GMS et impulse.

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Organiser les linéaires en « blocs-marques »

Dans sa politique « d’innovation permanente », la marque procède également à diverses améliorations de ses packaging et présentoirs. En GMS, mode de distribution qui vient de passer de 60 à 50 % du chiffre d’affaires au profit de l’impulse, les emballages des gammes Classic’ comme Pro-dental vont être liftés et rassemblés sous des codes couleurs spécifiques, dans l’optique « de rassembler les gammes en blocs-marques plus identifiables par le consommateur ». D’autre part, avec un premier bilan plus que satisfaisant, le développement du référencement en début de caisse est également à l’ordre du jour. Seul produit installé en 2002 sur ces linéaires, « 30 % des cremosa y sont désormais malgré une faible DV de 40 », se réjouit Sonia Rodriguez. Chupa Chups compte bien profiter de cet emplacement porteur en y développant « une véritable gamme », sous « un nouveau format adapté » : des packs de produits vendus par deux et présentés dans des cartons « display », à l’instar de ceux venus du hard-discount, prêts à l’emploi pour les distributeurs

Un marché en baisse de 10 %

Chupa Chups espère ainsi reprendre son rythme de croisière et renouer avec la croissance en 2006, après avoir recentré son activité et remodelé son business-model en 2005. « Nous nous sommes remis en question car notre chiffre d’affaires ne progressait plus, et n’arrivait pas à passer la barre des 30 millions d’euros, explique Panaita Garcia, directrice marketing. Nous repartons sur des bases plus saines ». Alors que de 2003 à 2004 le chiffre d’affaires total du groupe était passé de 293 à 264 millions d’euros, l’année 2005 n’aura sans doute pas non plus été prospère. « Notre ambition était de stabiliser le marché : un objectif atteint, puisque nous avons conservé nos 70 % de parts de marché», précise la dirigeante. Mais le marché français de la confiserie, n’étant plus tiré par le leader, a décru de 10 %. Une bonne affaire pour les MDD, qui ont bondi de 37 % et représentent désormais 8 à 10 % du marché. Mais Chupa Chups n’a pas dit son dernier mot.