Le groupe français Belvédère a vu son bénéfice net s’effondrer en 2007, plombé par le coût de son endettement et une « saison difficile » pour les vins, malgré de bonnes performances des spiritueux. A seulement 600.000 euros contre 12,1 millions en 2006, le bénéfice net a été amputé de 42,7 millions d’euros par le coût de l’endettement financier, contre 27,4 millions l’année précédente. Et ce malgré une « stratégie de cession d’actifs non stratégiques débutée en juillet », mais qui n’ont été réalisées qu’en « fin d’année », explique Belvédère dans un communiqué. Ce n’est qu’en septembre que le groupe a vendu pour 178 M EUR le pôle sans alcool de Marie Brizard, racheté début 2006. Sans cette cession, il aurait accusé une perte nette de 6,2 millions d’euros. Début 2008, il a également cédé le pôle vinaigre aux Etats-Unis pour 30 millions de dollars et prévoit une autre cession prochainement. Le résultat opérationnel a reculé de 12,8 % à 23,2 M EUR, pour un chiffre d’affaires en forte hausse de 35 % (+16 % à périmètre comparable), à 1,04 milliard. Cette contre-performance s’explique par une « saison difficile pour l’activité des vins en France avec une baisse de 8 M EUR de sa contribution aux résultats ». En revanche, Belvédère note « un très bon développement de toutes les activités de spiritueux, avec notamment une très bonne performance en Pologne avec une hausse de plus de 30 % du résultat opérationnel courant ». Enfin, dans la vodka, Belvédère a annoncé le 16 avril être « en discussion avec l’une des plus importantes distilleries de Russie en vue d’étudier les modalités d’un éventuel rapprochement ».
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