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Prospective Cinq axes pour un « plan d’action » sur 5 ans

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Michel Barnier a présenté le 12 septembre un « plan d’action » nommé « Agriculture biologique : horizon 2012 » en 5 axes devant le Grand conseil d’orientation de l’agriculture biologique (Agribio). Les professionnels sont satisfaits de la motivation du ministre mais attendent d’en savoir plus.

Le plan dessiné dans ses grandes lignes par le ministre est pour l’instant peu chiffré, on en connaît surtout les cinq axes : la recherche-développement et la formation ; la structuration de la filière (l’Agence Bio sera dotée d’un fonds de structuration de 3 M euros/an sur 5 ans) ; la consommation (les restaurants collectifs proposeront des produits bio) ; la réglementation (les spécificités de l’AB et de ses pratiques respectueuses de l’environnement seront prises en compte) ; la conversion et le maintien des exploitations bio (reconduction et revalorisation du crédit d’impôt). Les professionnels de l’agriculture biologique sont plutôt satisfaits de la motivation du ministre à relancer leur secteur mais ils regrettent que Michel Barnier n’ait pris aucun engagement sur les OGM et notamment sur la mise en place d’un moratoire.

« On ne peut pas brader les OGM pour un plan de développement de l’agriculture biologique », prévient François Thierry, qui représentait la Fnab lors du Grand conseil.

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Articuler agriculture et agriculture bio

En ce qui concerne la recherche-formation, axe pour lequel le ministre a annoncé une enveloppe de 1M euros, la Fnab écrit dans un communiqué qu’elle est « très réticente à voir l’Acta Association de coordination technique agricole coordonner les actions de recherche et développement, rôle qui doit rester à l’Itab Institut technique de l’agriculture biologique. Elle demandera enfin à être intégrée au réseau mixte technologique dont la création est annoncée ». La fédération s’interroge sur la place qui sera donnée aux professionnels pour définir les priorités de la recherche et de l’accès aux fonds professionnels qui lui sont aujourd’hui « quasiment interdits ». Une autre question porte sur « l’articulation de ce plan (…) avec la politique agricole dans son ensemble » qu’il s’agisse des OGM, des cultures énergétiques, de l’orientation des aides de la PAC vers l’excellence environnementale.

Ce plan « agriculture biologique », qui entre en discussion avec la profession, est perçu comme un des volets agricoles du Grenelle de l’environnement. Il devrait faire l’objet de plus de précisions lors des Assises de l’agriculture biologique qui se tiendront le 2 octobre au ministère de l’Environnement. L’actualité du secteur ne s’arrête pas là puisque se prépare à Bruxelles le règlement d’application du nouveau réglement européen de l’Agriculture biologique tant décrié, qui entrera en vigueur en 2009. Les premières propositions sont attendues début octobre également. Elles seront suivies d’une consultation publique via internet.