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Café – Chocolat / Restructuration Cinq candidats pour l’usine Nestlé de Saint-Menet

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Sur les dix candidats potentiels à la reprise du site Nestlé de Saint-Menet, 5 ont finalement été retenus par la CCI de Marseille, dont Barry Callebaut, un négociant anglais, deux distributeurs et un investisseur individuel. Le groupe suisse, qui n’a pas fait partie du comité de sélection, doit maintenant rencontrer les candidats et leur présenter un état des lieux de l’activité.

Cinq candidats à la reprise de l’activité chocolat de l’usine française de Saint-Menet, que le groupe suisse Nestlé souhaite fermer, ont été retenus par la Chambre de commerce et d’industrie Marseille-Provence sur les 10 au total qui s’étaient présentés. Il s’agit du chocolatier suisse Barry Callebaut (marque Van Houten), d’un négociant en café britannique, Armajo, du distributeur de produits chocolatés principalement à marque d’enseigne Agrodeal, ainsi que d’un autre distributeur alimentaire, OED EDA. Un repreneur individuel, Alain Chamla, président de la société Ricard jusqu’en mai dernier et qui travaille aujourd’hui à la direction des affaires européennes du groupe Pernod-Ricard, est également sur les rangs.

Rencontres entres les prétendants et Nestlé

La liste sera communiquée à Nestlé qui n’a pas fait partie du comité de sélection. Le groupe suisse devait organiser toute la semaine des rendez-vous avec les investisseurs potentiels afin de leur présenter le dossier, en passant en revue plusieurs critères, comme la nature et le volume de l’activité, le nombre d’emplois repris et la surface foncière utilisée. Il est prévu qu’à la mi-octobre, le business plan de chacun soit connu.

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Les salariés continuent de croire en l’activité café

Le président de la CCI de Marseille Jacques Pfister avait été mandaté pour étudier les conditions de reprise de l’usine Nestlé de Saint-Menet, vouée à la fermeture. Il avait estimé que seule l’activité chocolat était viable, la partie café étant trop aléatoire, faisant ainsi peser une forte menace sur 280 des 427 emplois de l’usine. Joël Budanic, élu au CE de Saint Menet et représentant CGT au CCE, persiste à juger « bancal » le projet car, a-t-il souligné, « il ne porte que sur l’unité chocolat » du site, alors que « le café est beaucoup plus rentable ». Il a indiqué que les salariés réclamaient le lancement d’un nouvel appel d’offres incluant la production de café. « La bagarre n’est pas finie », a-t-il déclaré.