C'est entendu : les agriculteurs sont de moins en moins présents dans les conseils municipaux et notamment en tant que maires. Mais est-ce que cela veut dire qu'ils sont moins influents dans la vie politique, économique et sociale du pays ? Non, pas forcément. Ils restent présents au niveau des assemblées parlementaires, si ce n'est en tant que personnes, tout du moins quant à l'écoute qu'ils ont de la part d'élus d'autres origines. Et puis, ils sont aux commandes d'entités souvent puissantes, comme le Crédit agricole, les coopératives, Groupama, la MSA, etc. Autant d'institutions qui cumulent l'avantage d'être des organes de décision et des relais d'influence.
Pour autant, faut-il se désintéresser de ces instances, les communes, qui paraissent un peu surannées à l'heure de la mondialisation et d'internet ?
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Surtout pas. D'abord les communes sont un organe majeur de décision sur la vie quotidienne des gens, la cohabitation des différents intérêts et usages de l'espace. En second lieu, les communes ont un poids plus important qu'il n'y paraît dans la vie économique locale, l'emploi et la valorisation d'espaces ou d'activités tels que les forêts ou le tourisme. Enfin, à l'heure où on voit revivre des formules du type des circuits courts en matière de distribution alimentaire, à l'heure où on relocalise certains aspects comme la production d'énergie, la culture locale, les communes, qu'on dit moribondes pourraient surprendre par leur modernité. À condition de travailler ensemble comme le permettent les « intercommunalités ». À ces réalités, les agriculteurs qui, souvent, dans les communes rurales, sont les personnes les plus rôdées à la gestion, ne doivent surtout pas être indifférents.