Il y a eu la nomination de François Fillon à droite de l’échiquier politique. Le retrait de François Hollande de la course à l’Élysée, s’il est suivi, comme prévu, par la candidature de Manuel Valls, vient là aussi de clarifier la situation pour les échéances de 2017 (présidentielle et législatives). Les agriculteurs, pour ce qui les concerne, peuvent se sentir quelque peu rassérénés.

D’un côté, un candidat, François Fillon qui a indiqué vouloir adopter un programme clairement économique pour le monde agricole, tempérant fortement le poids des contraintes écologiques et insistant sur la réduction de la suradministration et la surtransposition des directives européennes.

De l’autre côté, sans doute, un Manuel Valls, lui aussi convaincu du rôle d’abord économique des agriculteurs et ayant toujours été un recours actif pour la FNSEA. On sait suffisamment les divergences qui ont émaillé les relations entre le Premier ministre et la ministre de l’Écologie Ségolène Royal pour être convaincu de l’approche économique du premier.

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Sans doute, avec l’un comme avec l’autre, les écologistes se sentiront un peu moins à l’aise. Mais n’ont-ils pas déjà beaucoup obtenu du quinquennat qui s’achève ?

Outre ces deux potentiels ténors de la campagne présidentielle, il y a bien sûr le risque de dérive d’extrême droite de l’électorat ou de division de la gauche avec bon nombre de positions dogmatiques. Logiquement, les agriculteurs ne devraient pas être très séduits par un antieuropéanisme primaire qu’incarnent certains de ceux-là ou les excès écologiques de certains autres.

Quoi qu’il arrive, les agriculteurs ont tout intérêt à prendre leur part de ces débats qui s’annoncent entre les candidats de gauche et de droite.