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Les citoyens ne sont jamais trop demandeurs de clarté aux organisations, dès lors qu’elles consomment des fonds qui proviennent du contribuable. Le rapport Perruchot sur le financement des syndicats, moins explosif qu’une interdiction de parution ne le laissait croire, va dans ce sens. Il souligne certaines pratiques qui mériteraient d’être mieux encadrées car elles créent de la confusion entre argent privé et financement public. Mais surtout, il souligne un problème de fond, grave, partagé par tous les syndicats de ce pays : la faiblesse du nombre d’adhérents qui oblige les organisations à mendier des moyens à l’Etat. (A cet égard, le monde agricole ne s’en sort pas si mal puisque le taux d’adhésion au regard des ressortissants est nettement supérieur à celui du patronat ou des salariés).
C’est cette faiblesse, conjuguée à une forte influence dans les affaires publiques, qui justifie l’exigence de clarté. Mais cet exercice salutaire, ne faudrait-il pas l’appliquer également à d’autres organisations qui, elles aussi, ont une forte influence sur la politique, touchent souvent des subventions et/ou sont censées représenter une part de la population : les « ONG » notamment environnementales ou consuméristes. Qui représentent-elles ? Que touchent-elles comme subsides ou argent des citoyens et qu’en font-elles ? Les députés Bernard Carayon (UMP) et Jean-Michel Boucheron (PS) ont bien créé une fondation (Prométheus) qui note les ONG en fonction de la clarté de leurs comptes et de leur fonctionnement. Mais un rapport parlementaire mériterait d’être fait pour que cet effort de clarté soit partagé par tous. D’autant qu’entre des syndicats de salariés, d’agriculteurs ou de patrons et des organisations environnementalistes, ce ne sont pas les derniers qui sont les moins influents.
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