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Climat, biodiversité : la France met en avant ses « aires protégées »

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À la quasi-veille de l’ouverture de la Cop25 (climat) à Madrid et à moins d’un an de la Cop15 (biodiversité) à Kunming, le gouvernement français a peut-être envoyé un signe en faveur d’un lien fort entre ces deux enjeux.

C’est ce que laisse supposer une annonce du 29 novembre, par la ministre de l’Environnement, Élisabeth Borne. En lançant le premier comité de pilotage d’élaboration de la future stratégie des aires protégées 2020-2030, la ministre espère, comme elle le souligne dans un communiqué, renforcer « le rôle de la France dans les futurs rendez-vous internationaux », qu’il s’agit de climat ou de biodiversité.

Ce nouveau comité devra étudier les pistes pour « porter à 30 % du territoire français la part des aires marines et terrestres protégées, dont un tiers en protection forte, d’ici 2022 », comme le prévoyait le Conseil de défense écologique début novembre. Plus opérationnel sur le plan politique que l’arrêt des extinctions d’espèces, le pourcentage d’aires protégées pourrait ainsi devenir, lors de la prochaine Cop15 de Kunming, l’indicateur que la France défendra. Et 30 %, le chiffre sur lequel elle invitera ses partenaires à s’engager.

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Mais la France souhaite également protéger la biodiversité hors de son territoire. Le jour même de l’ouverture de la Cop25, le 2 décembre, le gouvernement a indiqué que Paris contribuera à hauteur de 24 millions d’euros au Natural Capital Lab, un fonds géré par la Banque interaméricaine de développement (BID). Ce fonds aura pour secteurs prioritaires « la lutte contre la déforestation, la transition vers une agriculture responsable et la préservation de la biodiversité » dans le bassin amazonien.

Côté français, donc, au-delà de l’enjeu climatique, la Cop25 semble représenter un moyen de sonder la communauté internationale sur la biodiversité. En vue de faire de Kunming, à l’automne 2020, un sommet qui débouchera sur des objectifs précis en faveur des milieux naturels.

Le pourcentage d’aires protégées pourrait l’indicateur de biodiversité que la France défendra