Difficile de mesurer la portée des nouvelles propositions de réduction des émissions de gaz à effet de serre de la Commission européenne sur le secteur agricole. Bruxelles a présenté des objectifs nationaux portant sur les secteurs jusqu’à présent non couverts par le dispositif d’échange de quotas de CO2, dont l’agriculture mais aussi le bâtiment, les transports et la gestion des déchets. Selon les pays, ces objectifs varient entre -40 et 0 % (suivant leur niveau de richesse). Chaque État membre pourra décider de faire porter les efforts sur les secteurs de son choix. Mais on sait que l’agriculture est celui pour lequel il est plus difficile de baisser les émissions, en particulier pour l’élevage. Selon une récente étude du Centre commun de recherche de la Commission, les gaz à effet de serre agricoles ne devraient reculer que de 2,3 % entre 2005 et 2030. De plus, Bruxelles a introduit un autre dispositif permettant de compenser les émissions agricoles par les excédents, s’il y en a, du secteur de l’affectation des sols, du changement d’affectation des sols et de la foresterie (LULUCF). Autant de garde-fous qui devraient limiter les impacts négatifs sur la production alimentaire. Par contre, Bruxelles se montre beaucoup moins tendre avec la production de bioénergie en proposant de supprimer graduellement les biocarburants de première génération du secteur des transports pour les remplacer par des biocarburants avancés.
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