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Climat : Donald Trump annonce le retrait des États-Unis de l’accord de Paris

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Comme il était attendu, le président Donald Trump a annoncé le 1er juin une sortie des États-Unis de l’accord de Paris sur le climat. Il tient ainsi une de ses promesses de campagne au nom de la défense des emplois américains. Les réactions ont été nombreuses à travers le monde.

"Afin de remplir mon devoir solennel de protection de l’Amérique et de ses citoyens, les États-Unis se retireront de l’accord de Paris sur le climat", a annoncé Donald Trump à la Maison Blanche le 1er juin. "J’ai été élu pour représenter les habitants de Pittsburgh, pas de Paris", a-t-il lancé sous les applaudissements. "Je ne veux rien qui puisse se mettre en travers de notre chemin" pour redresser l’économie américaine, a justifié Donald Trump qui a indiqué être prêt à négocier un nouvel accord climat "dans des termes justes pour les États-Unis", l’accord actuel n’étant pas assez dur avec la Chine et l’Inde, a-t-il jugé.

Rappelons que les États-Unis sont le deuxième émetteur mondial de gaz à effet de serre, derrière la Chine. L’objectif des États-Unis, fixé par l’administration Obama, était une réduction de 26 à 28 % de leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici 2025 par rapport à 2005. Le président des États-Unis devrait invoquer l’article 28 de l’accord de Paris, qui permet aux signataires d’en sortir. En raison de la procédure prévue, cette sortie ne deviendra effective qu’en 2020. Cependant, il a pris soin de préciser que les États-Unis cessent "dès aujourd’hui" son application. Il peut s’appuyer sur des centaines d’élus conservateurs, qui eux-mêmes représentent des régions où le pétrole, le gaz naturel et le charbon sont des moteurs de l’économie locale, du Midwest au Texas et aux bassins du centre des États-Unis.

Une décision « gravement erronée »

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Les réactions ont été nombreuses suite à cette annonce. S’ils "regrettent" cette décision, Berlin, Paris et Rome ont souligné, dans un communiqué commun, que l’accord ne pouvait en aucun cas être renégocié. "Rien n’est négociable dans les accords de Paris", a fait savoir Emmanuel Macron à son homologue américain. La façade de l’Hôtel de Ville de Paris a été éclairée en vert pour manifester la désapprobation de Paris à l’égard de cette décision, et rappeler "la détermination des villes à appliquer l’accord de Paris". Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a dénoncé une décision "gravement erronée". Le Premier ministre danois Lars Lokke Rasmussen a déploré une "triste journée pour le monde".

Barack Obama a amèrement regretté cet arbitrage de son prédécesseur, jugeant que les pays qui restent dans l’accord de Paris "seront ceux qui en récolteront les bénéfices en termes d’emplois".

"Une triste journée pour le monde"