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Climat et régulation

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Quatrième année de sécheresse d’envergure nationale, selon Pacifica. La Ferme France s’engage résolument dans l’inconnu. Alors, vers qui se tourner ? Le Florentin Nicolas Machiavel comparait le destin des hommes (la « fortune ») à un fleuve : pour le maîtriser, pour construire des digues, il ne faut pas attendre qu’il se déchaîne, il faut profiter de la « bonace » (Le Prince, 1532). Mais après ces quatre années, l’agriculture française est-elle au plus haut de la tempête, ou faut-il s’attendre à pire encore ? Impossible à dire désormais. Il faut donc agir, prévoir le pire et espérer le mieux.

Sécheresses, hivers doux, orages, canicules. Les agriculteurs auront fort à faire pour s’adapter à ce nouveau climat qui vient, et le rôle de l’État doit être de faciliter leur tâche et de la rendre prioritaire. C’est dans ce contexte qu’il faut replacer la décision de Julien Denormandie de réautoriser temporairement les néonicotinoïdes en betterave, malheureusement au détriment de la biodiversité.

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Pour aider les agriculteurs, il serait aussi utile de travailler à la stabilisation de leur revenu ; car ces doutes, dont ont fait part les betteraviers et qui ont conduit Julien Denormandie à prendre cette mesure vigoureuse auraient-ils été si aigus si le marché du sucre ne venait pas d’être dérégulé ? Avec la dérive climatique, la régulation des marchés trouve donc un nouvel intérêt. Malheureusement, elle devient aussi très compliquée, car les rendements deviennent de plus en plus variables, et avec eux les volumes.