Après des négociations difficiles qui ont débordé du calendrier prévu, la Cop27 s’est terminée le 20 novembre avec un texte très disputé sur l’aide aux pays pauvres affectés par le changement climatique, mais aussi sur un échec à fixer de nouvelles ambitions pour la baisse des gaz à effet de serre. Une déclaration finale fruit de nombreux compromis a été adoptée, appelant à une réduction « rapide » des émissions mais sans ambition nouvelle par rapport à la COP de Glasgow en 2021. Cette édition a en revanche été marquée par l’adoption d’une résolution qualifiée d’historique par ses promoteurs, sur la compensation des dégâts du changement climatique subis par les pays les plus pauvres. Même si le texte laisse de nombreuses questions en suspens, il acte le principe de la création d’un fonds spécifique.
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Le président français Emmanuel Macron a proposé un sommet à Paris avant la Cop28 prévue fin 2023 à Dubaï, pour « un nouveau pacte financier » avec les pays vulnérables. Le texte sur les réductions d’émissions réaffirme l’objectif de contenir le réchauffement à 1,5°C. Les engagements actuels des pays signataires ne permettent pas de tenir cet objectif, ni même celui de contenir l’élévation de la température à 2°C par rapport à l’ère pré-industrielle. Ces engagements, s’ils sont intégralement tenus, mettraient au mieux le monde sur la trajectoire de +2,4°C en 2100 et, au rythme actuel des émissions, sur celle d’un catastrophique +2,8°C. Le vice-président exécutif de la Commission européenne chargé du Green deal, Frans Timmermans, a eu des mots durs concernant le texte sur lequel se sont accordés les 196 pays présents. Celui-ci « n’apporte pas assez d’efforts supplémentaires de la part des principaux émetteurs pour augmenter et accélérer la réduction de leurs émissions » ni « un degré de confiance plus élevé dans la réalisation des engagements pris dans le cadre de l’accord de Paris et à Glasgow l’année dernière », estime Frans Timmermans. Il espérait également voir plus d’engagements en matière de financement de la lutte contre le changement climatique : « L’Union européenne est venue ici pour obtenir un langage fort et nous sommes déçus de ne pas y être parvenus. »