Le Conseil national de la transition écologique (CNTE) – qui regroupe représentants des collectivités territoriales, associations, syndicats, patronats et parlementaires –, a adopté « à l’unanimité » une trajectoire d’adaptation à un réchauffement climatique de +4°C en France métropolitaine, rapporte l’AFP. « Ça dit un consensus aujourd’hui de la société française dans sa prise de conscience qu’il faut affronter la réalité de ce changement climatique, et de manière lucide », a-t-il ajouté. Si, au niveau global, l’augmentation devrait être de 3°C, le réchauffement climatique devrait être plus marqué en France par rapport à la moyenne mondiale, souligne le sénateur écologiste et vice-président de la commission spécialisée du CNTE Ronan Dantec auprès de l’AFP. La situation variera par ailleurs en outre-mer selon la situation des territoires : « Saint-Pierre-et-Miquelon ira au-delà de +4°C et d’autres territoires, avec l’inertie de l’océan, seront plus proches du +3°C, qui est la moyenne mondiale », précise M. Dantec.
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L’avis suit les préconisations du ministre de la Transition écologique, Christophe Béchu, qui appelle depuis quelques mois à sortir du « déni » et à préparer la France à un réchauffement possible de 4°C. « Non pas que ça signifie que nous renonçons à des ambitions climatiques. Nous devons agir comme si tout dépendait de nous mais nous devons nous adapter en mesurant que tout ne dépend pas de nous », a-t-il précisé le 4 mai auprès de l’AFP. L’Hexagone prépare actuellement son troisième Plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC). La mouture précédente se fondait sur des hypothèses moins pessimistes d’une hausse moyenne des températures de 2°C par rapport à l’ère préindustrielle, rappelle l’AFP.