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En direct de Bruxelles Climat : l’agriculture bon soldat

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« L’agriculture européenne a contribué davantage que les autres secteurs à la réduction des émissions de gaz à effet de serre » : la Commission européenne le reconnaît elle-même dans ses propositions pour le bilan de santé de la Pac. Alors que se tient à Bali la conférence des Nations unies sur le changement climatique, certains chiffres méritent, de fait, d’être soulignés. A l’origine de 9 % des émissions de gaz à effet de serre dans l’UE, contre 8 % pour l’industrie et 21 % pour les transports, l’agriculture a déjà beaucoup œuvré. Ses émissions – protoxyde d’azote et méthane – ont été réduites de 11 % dans les quinze anciens Etats membres entre 1990 et 2005 (-20 % si l’on prend l’ensemble des Vingt-sept). Sur la période 1990-2010, cette baisse devrait être de 15 % (-23 % pour les 27). L’Union est ainsi, selon Bruxelles, la seule région au monde où les émissions agricoles de gaz à effet de serre sont en diminution. Cet effort – réduction du nombre d’animaux d’élevage et de l’utilisation d’engrais – a été largement encadré par les réformes de la Pac et la politique communautaire de l’eau. Mais il doit se poursuivre, avertit la Commission, qui estime même que la conditionnalité des aides directes « permettrait de contribuer aux objectifs en matière de changement climatique ». Pour mener ce combat, les agriculteurs « bio » se considèrent les mieux placés. Pour eux, pas de doute : leur modèle est celui de l’avenir pour la Pac.

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