Dans une étude publiée ce 25 janvier, le cabinet de conseil McKinsey livre une estimation du coût de l’atteinte de la neutralité carbone par l’agriculture dans le monde, c’est-à-dire son alignement avec l’objectif de maintien à +1,5°C du réchauffement climatique. Reprenant l’un des scénarios établis par le Réseau pour un verdissement du système financier (NGFS), fondé en 2017 par plusieurs banques centrales, McKinsey estime qu'« un investissement annuel mondial de plus de 60 milliards de dollars par an sur des actifs physiques serait nécessaire durant les trois prochaines décennies ». Cette enveloppe permettrait de réduire à zéro les émissions de CO2 dès 2030 et de maintenir les émissions de méthane au niveau actuel. Elle entraînerait une multiplication par deux du volume de matière sèche produite, principalement grâce à la biomasse et aux cultures. Dans les fermes, ces investissements permettraient d’acheter des équipements électriques, de transformer l’alimentation du bétail, ou de mieux fertiliser les rizières. Côté demande, rappelle Mc Kinsey, augmenter la part « d’aliments végétaux ou de protéines animales à plus faibles émissions comme la volaille » au détriment des ruminants sera également nécessaire. Au total, ces transitions entraîneront selon le cabinet une création nette de 27 millions d’emplois agricoles.
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