Abonné

Concurrence Coca-Cola va réduire les contraintes sur ses revendeurs en Europe

- - 3 min

La firme d’Atlanta, au terme d’une procédure de près de cinq ans, a finalement accepté les termes d’un contrat imposé par Bruxelles, pour relancer la concurrence sur le marché des boissons gazeuses en Europe. Le 19 octobre, Mario Monti, le commissaire à la Concurrence, s’est réjoui de pouvoir annoncer qu’il n’avait « pas été plus soft que dans d’autres affaires », même si Coca-Cola ne devra s’acquitter d’aucune amende pour les infractions avérées mais passées.

Le leader des softs drinks va devoir assouplir ses contrats. « Les consommateurs ne seront plus limités au seul Coca-Cola dans les cafés, les pubs et les magasins », s’est félicité le 19 octobre le commissaire à la Concurrence Mario Monti, quelques heures après avoir reçu l’engagement de la firme d’Atlanta de limiter les contraintes imposées à ses revendeurs, cafetiers et distributeurs.

Fin des remises ciblées

Le géant des soft drinks et ses trois principaux embouteilleurs acceptent les clauses d’un accord que leur a imposé la Commission européenne au terme d’une procédure de cinq années pour laquelle l’exécutif européen a collecté plus de 100 000 pages de dossiers. La firme d’Atlanta s’engage à ne plus utiliser ses marques Coca-Cola ou Fanta Orange pour placer dans les rayons ses produits moins dynamiques comme le Coca-Cola vanille ou le Sprite. Elle consent à supprimer les clauses d’exclusivité de ses contrats et à cesser de pratiquer des remises ciblées pour récompenser ses meilleurs clients. Coca-Cola devra aussi faire de la place dans les réfrigérateurs fournis gratuitement à ses revendeurs : 20 % de l’espace pourront être réservés à des produits concurrents, si les cafetiers et les distributeurs le souhaitent.

Des engagements juridiquement contraignants

L’accord doit encore être adopté par la Commission européenne, ce qui devrait être fait au printemps 2005, a indiqué le commissaire à la Concurrence qui quittera ses fonctions le 1er novembre prochain. Auparavant, Bruxelles entamera une procédure de consultation formelle des parties prenantes intéressées par ce cas. Mais une procédure informelle avait déjà été menée par les services de Mario Monti auprès des principaux acteurs du marché Agra industrie n°77 du 9 septembre 2004, c’est pourquoi le commissaire estime que l’accord ne devrait plus être profondément modifié.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

concurrence
Suivi
Suivre
consommateurs
Suivi
Suivre

Une fois le texte adopté et les engagements de la firme américaine publiés au Journal officiel des Communautés européennes, la Commission prévoit de clore son enquête antitrust sur les pratiques de Coca-Cola. Elle s’assurera que l’entreprise respecte ses engagements qui sont juridiquement contraignants, a rappelé le commissaire.

La mise en œuvre de l’accord devrait débuter en janvier 2006 mais une période transi-toire est prévue jusqu’en 2010. Coca-Cola devra changer ses pratiques dans toute l’Union européenne dès lors que le géant des soft drinks dispose de plus de 40 % de part de marché et que son outsider a une part de marché deux fois moindre, ce qui est le cas dans tous les pays européens, ou presque, a fait valoir Mario Monti.