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Charcuterie/Partenariat Cochon de Bretagne partenaire d’un intervenant en charcuterie sèche

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La marque des producteurs bretons de porc « Cochon de Bretagne » a officialisé un nouveau partenariat en charcuterie sèche avec un petit fabricant, la société Debroas (Ardèche).

Debroas, une PME ardéchoise, propose depuis peu trois produits, une saucisse droite sèche, un saucisson et une saucisse sèche courbe, avec sur l’étiquette le logo vert et liseré doré de « Cochon de Bretagne » et sa marque de fabricant.

Ainsi, les producteurs bretons et le transformateur estiment qu’ils marient le meilleur de la tradition – les deux principales régions de production de charcuterie sèche sont l’Auvergne et l’Ardèche –, et « les meilleurs des cochons ».

La société de promotion de la viande de porc de 15 groupements bretons s’impose un cahier des charges garantissant l’origine bretonne de la viande, une alimentation 100 % végétale, une implication dans la démarche environnementale et le bien-être animal.

C’est le p.-d.g. de Debroas, Alain Dutertre, un Breton expatrié, qui le premier a pris contact avec « Cochon de Bretagne », l’été dernier. Selon celui-ci, tout est allé très vite et il a immédiatement trouvé l’industriel qu’il lui fallait.

Parmi les trois abatteurs adhérents à Cochon de Bretagne, Bigard s’est naturellement imposé. Outre qu’il dispose des pièces dont a besoin le salaisonnier, il possède « une plate-forme logistique près d’Avignon, à environ 1 heure et demi de route de mon usine », explique Alain Dutertre.

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Pour l’instant, les premiers saucissons et saucisses sèches « Cochon de Bretagne » Debroas sont en vente seulement en Bretagne. Du saucisson ardéchois fabriqué avec du cochon breton, aussi bon soit-il, peut effectivement faire fuir certains consommateurs. Aussi les objectifs de vente restent-ils mesurés : 60 tonnes la première année, 130 la troisième.

« Mais c’était le moment d’y aller, estime Alain Dutertre. Beaucoup de fabricants se contentent de mettre origine France quand ce n’est pas UE. Moi, je fais le pari de l’identification à la Bretagne. » Si les ventes progressaient vite, notamment sur la région parisienne « pour les nombreux Bretons qui y vivent », la gamme devrait être étoffée, notamment avec du prétranché.

Debroas commercialise actuellement 1500 tonnes de charcuterie sèche sur deux sites de production (Ardèche et Savoie) avec 70 salariés et un chiffre d’affaires de 15 millions d’euros. Quant à la marque « Cochon de Bretagne », elle affirme sa présence dans tous les rayons : viande fraîche, charcuterie cuite et sèche, élaboré surgelé pour mieux se faire connaître du consommateur final.

A proximité d’une plate-forme de Bigard près d’Avignon