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Cognac : 48 viticulteurs assignent le négociant Sazerac en justice pour rupture de contrat

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Nouvel épisode dans la crise du cognac, 48 viticulteurs assignent en justice le négociant Sazerac, a révélé le 26 août l’UGVC (producteurs). Ils lui reprochent la « résiliation illicite de leurs contrats de livraison d’eaux-de-vie », selon un communiqué. Dénonçant une mesure « brutale et injustifiée », l’UGVC dit se joindre à la procédure, comme la Cnaoc (vignerons d’appellations). Cette affaire a été examinée le 1er septembre par le tribunal de commerce d’Angoulême. Mise en délibéré, elle aura son jugement le 22 septembre. Les 48 viticulteurs ont vu, début 2026, leur acheteur Sazerac « résilier du jour au lendemain les contrats qui les liaient depuis parfois des années, sans préavis ni justification », d’après le communiqué. « Une rupture totalement illégale », considère le syndicat. À ses yeux, la contractualisation constitue « l’un des piliers de l’organisation de la filière cognac ». Elle « apporte au viticulteur la visibilité nécessaire pour produire, investir et faire vivre son exploitation ».

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En contrepartie, elle « sécurise les approvisionnements des négociants, leur permettant de construire leur stratégie commerciale ». L’UGVC estime que « remettre en cause unilatéralement cet équilibre, sans justification, créerait un précédent particulièrement dangereux ». Le 10 juin, l’organisation avait appelé « solennellement » le secteur du négoce à ne plus réduire ses approvisionnements auprès de la viticulture. Cela juste après l’annonce par Rémy Martin d’une baisse de 20 % de ses achats d’eaux-de-vie (après un premier coup de rabot en 2025, de moins 25 % à moins 45 % selon les contrats), racontent nos confrères de Sud-Ouest. D’après le média spécialisé Vitisphere, d’autres maisons, « petites et plus conséquentes », indiquaient à l’époque réduire elles aussi de 20 % à 30 % leurs achats en volume.

Une résiliation « brutale et injustifiée », dénonce l’UGVC